Pensions et allocations d’assistance-vieillesse

Jeu de données 1 : Statistiques générales pour la Province de Québec, 1937-1969

  • Pensions de vieillesse (1936-1951)
  • Allocations d’assistance-vieillesse (1952-1969)

Jeu de données 2 : Nombres de pensionnaires par comtés, 1937-1963

Sources :

  • Annuaires statistiques du Québec, 1937-1950, 1970.
  • Rapports annuels sur la mise à exécution de la Loi des pensions de vieillesse, de la Loi de l’assistance aux aveugles et de la Loi de l’assistance aux mères nécessiteuses, 1941-1964.

Documentation et méthodologie

Vieillard de 96 ans, Iles-de-la-Madeleine, 1951, Pelerin Lagloire, BAnQ Québec, Fonds Ministère de la Culture et des Communications, E6,S7,SS1,D2,P87801.

Quelques visualisations

Depuis le 1er août 1936, la province de Québec participe au plan fédéral des pensions de vieillesse institué en 1927. En vertu de ce programme, une pension est accordée à tous les sujets britanniques de 70 ans et plus résidant au Canada qui ont un revenu annuel inférieur à 365$. Ce seuil de revenu est rehaussé à 425$ en 1943, puis à 600$ en 1948. La courbe représente le nombre de pensionnaires vivants au 31 décembre de l’année.

En 1951, les pensions sont remplacées par le programme d’Assistance à la vieillesse, qui vient en aide aux hommes et aux femmes nécessiteux de 65 à 70 ans. Jusqu’en 1964, le nombre de bénéficiaires par année représente le nombre de pensionnaires vivants au 31 décembre. Pour la période subséquente, le chiffre représente une moyenne annuelle du nombre de bénéficiaires. 

Les bénéficiaires de 70 ans et plus reçoivent pour leur part des allocations du programme de Sécurité de vieillesse, qui offre un support universel aux personnes âgées. À partir de 1966, l’âge d’admissibilité à ce programme est diminué d’un an chaque année, ce qui fait en sorte que de plus en plus de bénéficiaires de l’Assistance à la vieillesse sont transférés vers le programme de Sécurité de vieillesse. C’est ce qui explique le déclin de la courbe à la fin de la période. Le programme d’assistance-vieillesse prend fin en 1970, alors que toutes les personnes de 65 ans et plus sont désormais prises en charge par la Sécurité de vieillesse.

L’administration du programme des pensions de vieillesse est prise en charge par le ministère québécois du Travail, mais le gouvernement fédéral rembourse 75% du montant des pensions payées par la province. 

Le montant déboursé dépend du nombre de pensionnaires, mais également de la valeur des versements mensuels accordés à chacun d’entre eux. Cette dernière variable est calculée à partir des autres sources de revenus des bénéficiaires (voir la documentation méthodologique pour les détails sur le calcul des pensions).

Depuis le 1er janvier 1952, la province de Québec est chargée de verser les allocations vieillesse, et le gouvernement du Canada rembourse 50% du montant versé par la province. En plus d’être liée à la hausse du nombre de pensionnaires, la croissance des dépenses s’explique par l’augmentation ponctuelle du montant annuel accordé à chaque pensionnaire. Ce dernier est notamment considérablement rehaussé en novembre 1957, février 1962 et décembre 1963 (voir la documentation méthodologique pour les détails sur le calcul des pensions).